
Depuis peu, l’Assemblée Nationale met en place un système participatif autour des projets de loi. Les internautes peuvent en effet commenter les études d’impact liées aux projets de loi sur le site de l’Assemblée Nationale. Un site internet dédié aux études d’impact a vu le jour en ce sens. Et si l’Entreprise pouvait en tirer quelques leçons ?
Une invitation à l’ouverture
Si c’est une très bonne nouvelle pour le débat démocratique en général, cette démarche doit être vue comme un signal fort pour les Entreprises à ouvrir leur contenu et à se mettre à l’écoute de leurs interlocuteurs. En effet, par cette démarche, l’État, en plein débat politique sur des sujets potentiellement sensibles (l’un des premiers projets concerne l’Identité Nationale), s’évertue à écouter, au travers d’Internet, ce que les cyber-citoyens ont à dire.
Beaucoup de sites internet d’entreprises ne permettent même pas d’entrer en contact direct avec un interlocuteur ; beaucoup ne permettent pas aux internautes de réagir, même de façon contrôlée et maîtrisée, aux contenus qu’ils produisent.
À l’inverse, des entreprises relèvent le défi et utilisent soit leur site internet, soit des nouveaux médias de type Facebook ou Twitter pour offrir une véritable interaction avec leurs interlocuteurs.
Un débat mesuré
L’initiative de l’Assemblée Nationale est tout de même prudente et mesurée. Ainsi :
- les contributions sont limitées en taille (4000 caractères, ce qui peut paraitre court pour un argumentaire détaillé) ;
- les contributions ne sont pas publiées, ni a priori, ni a posteriori ; elles sont transmises aux rapporteurs des projets de loi qui ne les traitent qu’à discrétion. Impossible donc de savoir si une contribution sera prise en compte, ni de consulter les contributions faites par d’autres ;
Ces deux protections, qui ne font de ce système qu’une grande boîte aux lettres numérique, montrent que l’ouverture d’un tel dialogue entre l’État et les internautes (pas nécessairement uniquement français, d’ailleurs) peut se faire par petites étapes : chaque pas est important, et nous saluons cette première étape du dialogue.
Cela rappelle à l’Entreprise sa responsabilité sociale, l’importance d’établir une connexion progressive mais durable et sincère avec ses interlocuteurs, qu’ils soient clients, prospects, grand-public ou fournisseurs.
